Faire confiance au silence de l'hiver
01/02/12
29/01/12
*Susciter*
25/01/12
*Se résoudre*
Il a dû se dire
Tiens
Elle n'a rien envoyé cette année
Elle a compris
Elle s'est découragée
Elle est passée à autre chose
Elle a oublié
Il a dû se dire ça
Ou bien même
Il ne s'est aperçu de rien
Il ne s'est rien dit
Lui
Ce matin
Pas le temps pour les petites histoires
Qui ne le traversent pas
Il n'a rien dû se dire
Trop occupé
Ne pas s'abaisser.
Elle s'est dit
Elle
Non mais
A quoi bon
Jamais de réponse
Pas même un merci
Tant pis
Cette année
Je garde mes histoires
Dans mon petit carnet
Les rêves, c'est précieux
Il faut les protéger
On ne jette pas ses rêves par la fenêtre
Ils pourraient s'écraser si personne n'a le temps d'ouvrir ses bras pour les rattraper
(Et un rêve qui s'écrase
C'est un vide de plus à combler)
Alors
On les garde
Ses rêves
On les entretient
On les nourrit
On les cajole
Et on les offre
Seulement de temps en temps
A quelqu'un qui a le temps
A quelqu'un qui veut bien
D'une histoire désuète
D'une histoire de petit matin
D'une histoire qui nous traverse la tête
Et qui ne rapporte rien...
22/01/12
*Observer*
J'ai tellement de mots
De pensées
Je passe par tant de sensations
Que je ne sais pas par où commencer
Demain peut-être....
Samedi, j'ai dessiné des fleurs en écoutant "She was".
J'ai bu un tilleul dans une jolie tasse.
Je n'ai jamais aimé cette couleur, je crois, et pourtant j'ai envie de jaune.
Les jours où je travaille je vois une échelle par la fenêtre et j'aime la regarder.
12/01/12
*Remplir*
L'espace, donc
Immense
Le vide
Mon vide
Mon creux
Le silence
Mon verre aussi
Il faisait si beau aujourd'hui
09/01/12
*Résonner*
"... ce qui vient à l'esprit, quand on est seule, c'est l'espace qui est autour de moi. L'espace qui est dans le monde, de plus en plus autour de moi.... J'ai conscience d'être un tout petit point, une toute petite tête d'épingle, dans l'immensité des personnes qui existent, des personnes qui ont des joies des peines ou je ne sais quoi, et que, dans le monde des artistes où je voudrais exister, je suis aussi seulement une artiste petite (.../...) mais qui voudrait faire entendre une petite voix, comme une petite chanson, mais qui serait visuelle, qui serait que quelques-unes de mes images, j'aimerais qu'elles s'inscrivent dans la mémoire des gens... quelques moments de mes films qui s'installent dans leur petit magasin de souvenirs, dans leurs références, dans leurs allégories... J'aimerais que ce que j'ai fait existe un petit peu, un petit peu plus longtemps que moi.... maintenant.... (long silence)... j'aimerais que... on entende comme un joli tintement lointain, voilà, dans la campagne, qu'on entende mon silence comme un tintement lointain..."
Agnès Varda. (Dans la minute de silence d'Eclectik, de Rebecca Manzoni, le 8 janvier sur France Inter.)
07/01/12
*Se parer*
01/01/12
*Offrir*
Je vous l'offre
Cachez-la dans la terre
Pensez à elle
Et
Soyez-en sûrs
La Belle de nuit
Ravira vos jours
Et enchantera vos nuits
Tout au long de l'année 2012
23/12/11
13/12/11
*Se solidifier*
Puisqu'il se dérobait
Le sol
Puisque le trou béant
Le noir profond
Qui aspire
J'ai attrapé l'échelle
Vite
Je suis montée montée montée
Loin
Loin au-dessus du trou
Du précipice
Du noir mouvant
De l'océan
Et puis
Du haut
J'ai regardé Paris éclairé dans la nuit
La pierre de taille
Le béton
Les planches de récupération
Les cartons
Chacun chez soi comme il peut
Détendu ou recroquevillé
Avec qui surveille
Nous veille
Toujours de la même manière
La tour Eiffel
Et aussi
J'ai compté
Les théâtres illuminés
Et là
Arrivée au dernier
Il était temps
C'était tentant
D'aller déambuler
J'ai choisi celui-là
Un peu en retrait en bordure au bord de l'obscur
Et j'ai écouté Cédric
Comme j'avais écouté Véronique
Bien longtemps auparavant
A l'Opéra
Et là aussi
Le petit noeud
Qui tour à tour se serre et se desserre
Quelque part dans le creux
Et se dire
Quelle chance
Ces deux-là
Ou plutôt
Quel courage
Ou encore
Quelle audace
Et surtout
Quelle rencontre avec ce chorégraphe
Celui qui les pose
Les pousse
Les regarde
Les écoute
Alors se répéter toujours
Mais pourquoi
Pourquoi
Comment
Et si
Et non
Tant pis
Juste reconnaître cette grande capacité à se taire
Elle était fraîche la nuit de ce samedi
Et je pensais à ce texte
Toujours le même
Tant pis
Qu'il y reste
Tout au fond
Oui
La nuit était fraîche mais un peu vide
Ne plus trop s'en faire
Replier son échelle
Sentir le sol plus solide
Mais pas encore la petite musique qui sautille
Un peu de fatigue
Alors
S'endormir très vite
S'enfoncer dans le noir profond où plus rien
Jusqu'au petit matin
Et là
Entendre je t'aime dans mon rêve
Tiens
J'ai entendu je t'aime dans mon cou
C'était un rêve
Très doux
Dessin inspiré par ça, découvert chez elle.
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